Les valves TPMS : comment ça marche

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Le TPMS, aussi connu sous le nom de SSPP en France, apparaît encore comme une énigme pour la plupart des automobilistes, ainsi que des professionnels de l’automobile. Nous allons faire en sorte de vous faire comprendre simplement le fonctionnement de cette nouvelle technologie, qui équipera la plupart des véhicules dans les années à venir.

Le TPMS (en anglais Tyre Pressure Monitoring System) ou SSPP (en français Système de Surveillance de la Pression des Pneus) est une technologie qui consiste à calculer, à l’aide d’une valve électronique ou du système ABS / ESP du véhicule, la pression d’air à l’intérieur d’un pneumatique.

Son utilité : Permettre aux conducteurs de détecter simplement une perte de pression, et ainsi éviter les problèmes qui en résultent (usure irrégulière des pneus, accidents de la route, augmentation de la consommation de carburant …).

Il existe 2 types de TPMS :

TPMS Indirect

La pression d’air est calculée via l’ABS ou l’ESP du véhicule. La perte de pression est calculée en fonction de la vitesse de rotation du pneu. Sa mesure n’est pas très précise, et un temps de roulement est nécessaire. L’avantage, c’est que le TPMS n’implique aucun coût pour le consommateur comme pour le professionnel, car aucune intervention n’est nécessaire lors d’un changement de pneu.

TPMS Direct

La pression d’air est calculée via un capteur, rattaché à la valve, à l’intérieur même du pneu. Sa mesure est très précise, et se calcule en temps réel. En revanche, les professionnels du pneumatique doivent posséder un équipement adéquat afin de reprogrammer les valves après un changement de pneu. Les consommateurs se verront donc facturer une prestation plus chère, car elle nécessitera un temps supplémentaire. De plus, les valves sont fragiles, et leur batterie ne peut être remplacée …

Le TPMS est arrivé en France à la fin des années 90, sur quelques modèles seulement (Renault Scenic, Renault Laguna, Peugeot 607). Par la suite, le système TPMS était équipé sur certains modèles haut de gamme de constructeurs tels qu’Audi, BMW et Mercedes.

Depuis le 1er Novembre 2014, le système TPMS est obligatoire en Europe pour tous les véhicules neufs.

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A propos de l'auteur

Passionné de gomme et de masses d'équilibrage depuis ma plus tendre enfance, j'ai tout naturellement trouvé ma voie au sein du service "Réseau de montage". Mon rôle ? Faire en sorte que vos pneus soient montés proprement, rapidement, et le plus proche de chez vous !

4 commentaires

  1. Malheureusement votre article est assez approximatif ….

    Vous parlez de reprogrammation des valves, mais certaines n’en n’ont pas besoin, un module récepteur se charge ( via la force du signal) de comprendre qu’elle valve corresponds à telle ou telle roue.

    Vous dites que les valves sont fragiles, j’ai envie de dire mouais. Elle sont fragiles lorsqu’un incompétent fait n’importe quoi, sinon elles tiennent assez bien dans l’ensemble ( sauf si le constructeur à rogné sur les coûts mais c’est une autre histoire). De même que savoir que les piles sont données pour 10 ans peut être une info pertinente. Tout comme savoir que les constructeurs/fabricants proposent un kit de réparation de valve ( obus + joints) pour pallier à divers fuites dû à la vieillesse.

    Vous dites que le TMPS fonctionne soit avec l’ABS soit avec une valve, c’est faux, il y en a des modèles qui font cohabiter les deux technologies pour avoir une détection encore plus fiable ! Il y a donc 3 possibilité et non 2.

    Vous dites que le TPMS apparaît encore comme une énigme pour les pros de l’automobile, là ça me fait sérieusement peur. J’ai été formé à ce système il y a 10 ans et j’ai eu des mises à jour régulières et notamment à l’occasion de chaque nouvelle version. Alors une énigme pour les pros ? Quels pros ? Les centres autos ? Les garages de campagne ?

    Concernant l’année de lancement, c’est dans les années 80, par Porsche, puis repris à partir de 1999 par les autres constructeurs.

    • Bonjour,

      Nous vous remercions de vos remarques pertinentes.

      Il est vrai que l’article faisait surtout état des capteurs électroniques aftermarket dits « programmables », nécessitant un outil de programmation pour charger le protocole en fonction du véhicule. Mais il est également vrai qu’il existe aussi :
      – des capteurs configurables qui ont en mémoire des protocoles qu’il suffit d’activer grâce à un outil de programmation en fonction du véhicule déterminé,
      – et des capteurs configurés multi-protocoles qui sont pré-programmés et prêts à être mis en service. L’outil de programmation pour ces capteurs est inutile.
      Pour ce qui est ensuite de la reconnaissance des capteurs programmés ou configurés avec les véhicules, seulement pour une partie, la reconnaissance des capteurs est automatique (en roulant quelques kilomètres), pour le reste il faut soit activer les capteurs manuellement par le menu du véhicule ou par une procédure manuelle, soit utiliser un outil de programmation via la prise OBD ou une valise diagnostic.

      Concernant leur fragilité, je suis d’accord avec vous. Je voulais surtout faire remarquer aux professionnels d’accroître leur vigilance avec ces capteurs plus onéreux en cas de dommage. Leur manipulation doit donc se faire avec plus de précaution.

      A propos de l’existence d’un 3ème type de TPMS, auriez-vous plus d’informations ? Nous allons nous renseigner davantage sur le sujet.

      Enfin, même si la plupart des professionnels sont aujourd’hui informés, le TPMS et les problématiques associées restent des sujets délicats et compliqués que tous les acteurs du monde automobile ne maîtrisent pas encore sur le bout des doigts.

  2. Bonjour,

    Nous vous remercions de cette remarque. Une confusion a en effet été faite concernant la reprogrammation des valves TPMS. La correction a été faite.
    Bonne journée

  3. « En revanche, les professionnels du pneumatique doivent posséder un équipement adéquat afin de reprogrammer les valves après un changement de pneu. »

    C’est inexact. Les valves doivent être reprogrammées après le changement… des valves elles-mêmes. Lorsqu’on ne change pas les valves TPMS (ce qui est le cas dans 95% des cas) notamment à cause de leur coût, mais que l’on change uniquement les pneumatiques, aucun problème ni pour le professionnel ni pour le client.

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